
D’après une étude internationale « Breathe » Plus de 13 millions de personnes sont atteintes de cette maladie dans les régions du Moyen-Orient et de l’Afrique. Le tabagisme, reste le facteur principal de la BPCO.
La BPCO est l’abréviation de broncho-pneumopathie chronique obstructive. Il s’agit d’un terme général qu’on attribut à un certain nombre d’affections. La BPCO provoque un rétrécissement des voies respiratoires dans les poumons, ce qui rend la circulation de l’air plus difficile à l’intérieur et à l’extérieur des poumons.La BPCO se présente habituellement, comme une toux qui devient progressivement persistante. Au fil du temps, les patients peuvent avoir l’impression d’être essoufflés, même s’ils se reposent.
Les laboratoires GlaxoSmithKline (GSK) en Tunisie ont annoncé, récemment, les résultats de l’étude BREATHE qui démontre que la prévalence de la BPCO en Tunisie est de 3,7% dans la population âgée de 40 ans et plus.
Elle est aussi élevée que la prévalence globale dans les régions du Moyen Orient et de l’Afrique, qui est de 3,6 %. Selon l’étude, plus de 13 millions de personnes dans ces régions (MOA) souffrent d’une BPCO consécutive au tabagisme.
Ce chiffre est une estimation prudente puisque d’autres facteurs de risque, tels que l’utilisation du narguilé ou l’exposition à la combustion de biomasses, n’ont pas été pris en compte dans le calcul.
Selon l’étude, ce pourcentage de prévalence est presque identique à la proportion de la population atteinte d’asthme ou d’insuffisance cardiaque chronique, et dix fois plus important que la proportion de la population souffrant d’épilepsie dans le même groupe d’âge.
La BPCO touche entre 5% et 13% de la population mondiale, causant la mort d’environ 3 millions de personnes par an. Le taux de BPCO ne cesse d’augmenter et finira par devenir en 2030 la quatrième cause de décès dans le monde et la troisième dans les pays en voie de développement.
Bien que la BPCO soit souvent considérée comme étant une maladie affectant les hommes d’un certain âge, il a été prouvé que la plupart des personnes atteintes par la BPCO sont autant d’hommes que de femmes, âgés de moins de 65 ans.
La BPCO augmente avec l’âge et comme l’ont démontré de nombreuses études cliniques, la principale cause de la BPCO reste le tabagisme.
L’étude BREATHE révèle que de nombreux patients sont mal informés sur la BPCO et son traitement, et que nous pouvons faire beaucoup pour améliorer la sensibilisation à la maladie. Trente pour cent des patients ne connaissent pas avec certitude la cause sous-jacente de leur maladie, tandis que 50 % d’entre eux ne reconnaissent pas le tabagisme comme une cause possible.
Plus préoccupant encore, 65 % des patients chez qui on a diagnostiqué une BPCO continuent de fumer régulièrement.
Voici quelques conseils aux patients atteints de la BPCO :
– Arrêt du tabac : si l’obstruction bronchique est confirmée, le suivi régulier par un pneumologue est nécessaire. Pour détecter le plus précocement possible l’obstruction des bronches chez un fumeur, un seul moyen : la mesure du souffle à systématiser chez tout fumeur de + de 40 ans.
– Lutter contre les idées fausses : « C’est normal pour un fumeur de tousser et de cracher le matin … » « Je suis essoufflé c’est le cœur… »
– Se vacciner : Prévention des infections broncho-pulmonaires fréquentes en cas de grippe, par le vaccin antigrippal.
– Soigner les autres maladies, notamment celles qui peuvent contribuer à l’aggravation de la BPCO (diabète, alcoolisme…).
– Ne pas lutter contre la toux et l’expectoration : la toux est indispensable pour permettre l’évacuation des secrétions bronchiques qui non évacuées peuvent se surinfecter facilement. Donc, il ne pas faut prendre de sirop antitussif.
– Les traitements inhalés : sont très actifs, bien respecter la posologie.
– Règles diététiques : une surcharge pondérale augmente le travail respiratoire à l’exercice et peut favoriser la survenue d’apnée du sommeil.
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