La dette publique de la France a augmenté de 42,9 milliards d'euros au quatrième trimestre 2008 pour atteindre 1.327,1 milliards, soit 68% du produit intérieur brut, selon les données publiées mardi par l'Insee.
Ce pourcentage représente une hausse de 1,9 point par rapport à la fin du troisième trimestre quand la dette s'élevait à 1.284,2 milliards.
La loi de finances rectificative présentée par le gouvernement le 4 mars prévoit que la dette publique représente 67,3% du produit intérieur brut en 2008 et 73,9% en 2009.
Selon l'Insee, la dette de l'État a augmenté de 40,0 milliards d'euros, impactée notamment par le financement de la Société de Prise de Participation de l'État (SPPE, 11,6 milliards), par la reprise des dettes de l'Erap (2,4 milliards) et du régime agricole (FFIPSA, 8 milliards). En outre, l'État a augmenté sa trésorerie de 4,9 milliards et procédé à l'achats de billets de trésorerie de l'Acoss pour 10 milliards.
La dette des organismes divers d'administration centrale (ODAC) a quant à elle augmenté de 14,4 milliards pour s'établir à 109,1 milliards, en raison notamment de l'endettement de la Société de financement de l'économie française (SFEF, 13,0 milliards) et de la reprise d'une partie de la dette de l'Acoss (10,0 milliards). Dans le même temps, la trésorerie des ODAC s'est dégradée de 5,7 milliards.
La dette des administrations publiques locales a progressé de 12,4 milliards, "un rythme comparable à celui observé les années précédentes sur le quatrième trimestre," note l'Insee.
La dette des administrations de sécurité sociale a en revanche diminué de 23,9 milliards, en raison des reprises de dette (FFIPSA et Acoss) et de la poursuite du désendettement de l'Unedic. Elle s'établissait à 35,1 milliards à la fin du trimestre.
Dans son communiqué, l'Insee souligne que le profil de la dette trimestrielle demeure révisable pendant plusieurs trimestres et que sa seule observation ne permet pas de présager celle du déficit public.
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