Plusieurs partis politiques, représentants de la société civile et diplomates tunisiens ont critiqué la décision annoncée par la Tunisie d’engager lesprocédures d’expulsion de l’ambassadeur syrien en réaction aux bombardements, vendredi, de la ville de Homs qui ont fait plus de 200 morts et des centaines de blessés parmi les civils.
Cette décision n’a pas seulement été désapprouvée par les tunisiens mais également par la diplomatie française qui préfère prendre le temps de se concerter avec ses partenaires et mesurer les conséquences des éventuelles décisions.
Dans une interview accordée à BFM Tv, M. Alain Juppé, ministre français des Affaires Etrangères, a annoncé que la présidence française se concertait avec ses partenaires européens et arabes et que « Le président de la République prendra des initiatives dans les prochains jours pour essayer de réunir tous ceux qui considèrent que la situation actuelle est absolument intolérable ».
« Nous allons essayer de faire monter cette pression internationale et il y a bien un moment où le régime (syrien) sera obligé de constater qu’il est totalement isolé et qu’il ne peut pas continuer », a dit Alain Juppé.
En revanche, l’expulsion systématique des ambassadeurs syriens, prônée par la Tunisie, n’est pas d’actualité. « C’est une question à laquelle nous allons réfléchir avec nos partenaires. C’est possible, mais il faut bien mesurer les conséquences », a tempéré le chef de la diplomatie française.
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