
Encore une fois, la production de gaz assurée par la société Petrofac se trouve bloquée.
En effet, suite à l’intrusion, le jeudi 26 septembre, d’une quarantaine de protestataires dans le site de production à Kerkennah et des menaces que certains d’entre eux ont brandies à l’encontre des salariés de la société les empêchant de poursuivre leur activités, la direction de Petrofac a été obligée de prendre des décisions douloureuses.
En l’absence de conditions de sécurité, la direction a été contrainte de suspendre ses activités, d’évacuer le site et d’arrêter la production du gaz en fermant les trois puits qu’elle exploite.
Sauf que cela à un coût très élevé, puisque Petrofac produit un million de m3 de gaz par jour et que sa fermeture, une seule journée, coûte des pertes de l’ordre de 150 000 Dollars à l’Etat tunisien.
Ceci sans parler du fait que la STEG qui est la seule à être ravitaillée à partir de ce gaz se verrait obligée d’aller voir ailleurs (importation de l’Algérie) pour assurer ses besoins pour la production de l’électricité.
Face à ce blocage qui se répète pour la énième fois, il est plus que jamais urgent que l’Etat retrouve son autorité du côté de Kerkanah pour mettre un terme à ces mouvements de protestation sauvages car ils coûtent très cher à l’économie du pays.
Les protestataires ont tous le droit de réclamer ce qu’ils veulent, mais sans porter atteinte aux intérêts stratégiques de la Tunisie.
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