Photo d’illustration
Nous avions abordé, depuis une semaine, la grogne des hôteliers qui ont exprimé leur désarroi à cause de la non application des mesures exceptionnelles prises par le ministère du Tourisme quelques jours après le terrible attentat terroriste de Sousse, pour tenter de sauver le secteur touristique sinistré.
http://www.espacemanager.com/tourisme-les-mesures-exceptionnelles-de-soutien-seraient-elles-tombees-dans-loubli.html
Entretemps, certaines administrations ont finalement réagi pour mettre en exécution certaines de ces mesures. La Banque centrale de Tunisie (BCT) a, dans ce sens, annoncé le vendredi 24 juillet avoir transmis une circulaire aux banques stipulant l’application des mesures exceptionnelles en faveur des unités hôtelières touchées par l’attaque terroriste de Sousse.
Cette circulaire contient sept mesures dont les principales sont le report des échéances de remboursement des crédits en cours, aussi bien pour les intérêts que pour le principal, et ce durant les deux années 2015 et 2016.
Elle stipule aussi que les établissements hôteliers peuvent bénéficier de nouveaux prêts à titre exceptionnel, remboursables sur sept ans, dont deux années de grâce, afin de financer leurs activités durant la période qui va du 1er juillet 2015 à décembre 2016, sans toutefois dépasser 10 pour cent du montant du principal net restant à rembourser.
Cependant, malgré les rappels du ministère du Tourisme, d’autres administrations et sociétés nationales concernées par l’application de ces mesures continuent à les ignorer comme la STEG (Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz) et la SONEDE (Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des Eaux).
Ainsi malgré la décision du rééchelonnement des créances des institutions touristiques auprès de ces deux sociétés, certains hôteliers dans les gouvernorats de Nabeul, Sousse, Monastir et Djerba ont été surpris au début de cette semaine de recevoir des préavis de coupure d’électricité et d’eau dans des délais ne dépassant pas les 48 heures au cas où ils ne payent pas leurs dettes !
Ce qui a provoqué la grogne des hôteliers qui ne savent plus à quel saint se vouer et qui risquent désormais avec ce coup de grâce de fermer leurs unités, à cause du refus de certaines administrations d’appliquer les décisions du gouvernement. A moins que l’Etat use réellement de la force du droit pour appliquer ces décisions et secourir ces entreprises qui risquent de disparaître !
K.B.M.
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