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La Tunisie enceinte d’un dictateur

30 octobre 2013
in Chroniques
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Sans surprise, l’horreur  et l’obscurantisme montent d’un cran et les deux attentats-suicide perpétrés aujourd’hui à Sousse et à Monastir démontrent, si besoin est, que la Tunisie est désormais la cible de groupes extrémistes entrainés pour tuer et semer la terreur.

 Les Tunisiens sont de plus en plus inquiets. Ils  s’interrogent sur la façon de  sortir de ce gouffre de la violence, des moyens pour rétablir l’ordre, des mesures pratiques pour  éradiquer l’extrémisme et de rendre cette belle Tunisie à ses vrais occupants.  

Ironie du sort. Alors que nos politiciens vieillissants sont réunis pour partager le gâteau et que nos apprentis ministres, ministrables et nouveaux penseurs dessinent les contours du paysage politique de demain, le pays est livré à des prédateurs sauvages alléchés par l’odeur du sang pour semer la barbarie et terroriser le peuple.

Par leurs manœuvres mesquines, leurs incompétences notoires, leur égoïsme primaire et leur ingratitude manifeste envers le peuple, ces politiciens sont en train de couver et de nourrir le nouveau Dictateur qui sortira le pays des griffes de la violence et de la terreur.

La Tunisie est enceinte  d’un homme et d’un grand dictateur et les Tunisiens prient pour qu’il soit intelligent, averti, juste et capable de prendre des mesures drastiques et pour remettre le pays sur les rails quitte à ce que ces mesures soient à l’encontre de la démocratie, des droits de l’homme et des libertés.  

L’accouchement est pour bientôt et son arrivée sera saluée et fêtée comme une délivrance de ce cauchemar démocratique et de cette mise en scène macabre et médiocre d’un printemps arabe qui n’a de fleuri que le nom.  

Les Tunisiens  ne font plus confiance aux politiciens, désespèrent de ce gouvernement populiste et incompétent, désapprouvent l’opposition opportuniste et démagogue et appellent de leur vœu cet  accouchement  tant attendu.

Intronisés à la faveur d’un coup d’Etat manqué, ces politiciens mercenaires, dépourvus de sentiment patriote et ne jurant allégeance qu’aux gourous et à l’argent, ont trahi le serment de servir le pays et le peuple. Les promesses de dignité, de prospérité, de justice et d’égalité se sont évaporées  et le serment de probité et d’honnêteté s’est avéré un leurre pour cacher une avidité de pouvoir maladive, une aigreur mesquine et une violence non avouée.  

Inconsciemment gouvernement, opposition et société civile ont ouvert la porte à l’arrivée d’un dictateur sauveur. L’avènement d’une dictature n’est pas fortuit car   en  paralysant l’économie, en hypothéquant l’avenir d’une génération et en menaçant les Tunisiens dans leur intégrité, les nouveaux voyous de la République qui  se sont servis  de la démocratie pour tenter d’imposer leur  dictature barbare, sauvage et sanguinaire ont nourri par leurs méfaits le besoin vital de la  population d’une autre dictature étatiste capable de la rassurer

Au diable la légitimité électoraliste, au diable les droits de l’homme, au diable la démocratie, maudite soit cette masturbation révolutionnaire perverse, maudits soient ces nouveaux politiciens aigris et suffisants, maudite cette probité de façade  et au diable la transition.

Comme les partis au pouvoir et de l’opposition  sont incapables d’offrir aux Tunisiens les droits fondamentaux à la sécurité, à la justice, à la dignité et à la prospérité, le recours au droit de la force devient la seule alternative et le seul moyen de préserver le pays et le peuple des dangers qui le guettent.(Photo Jawhara Fm)

Jalel JEDDI

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