« C’est maintenant que nous avons besoin de cet argent, pas dans cinq à dix ans », a lancé le président tunisien dans une déclaration à la Radio télévision suisse diffusée samedi à Tunis.
« Je salue l’attitude de la Suisse, qui a été parmi les premiers pays à reconnaître de l’argent mal acquis et prêts à nous le restituer », a dit M. Marzouki. « Simplement, voilà, nous sommes dans une situation d’urgence, les besoins sont énormes, les gens réclament du travail, nous avons besoin de ressources », a-t-il plaidé.
La Suisse a rejeté une première requête pour vice de forme et exigé une demande d’entraide judiciaire en bonne et due forme pour la restitution de quelque 60 millions d’euros en avoirs bloqués.
Moncef Marzouki a demandé à la Suisse son expertise technique pour retrouver l’argent des Ben Ali, estimant que les 60 millions d’euros ne représentent qu’un partie minime de l’ensembles des biens et avoirs déposés par l’ancien régime.
La restitution des biens du président Ben Ali sera par ailleurs au centre d’un atelier à l’initiative de l’Union européenne et de la Banque mondiale les 11 et 12 juin à Bruxelles avec la participation de Mustapha Kamel Nabli, gouverneur de la Banque centrale et président du Comité tunisien de recouvrement des biens mal-acquis déposés à l’étranger.
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