
Le Classement mondial de la liberté de la presse 2013 publié par Reporters sans frontières (RSF) marque un retour à une configuration plus habituelle, notamment après les «printemps arabes».
Entre vide juridique, nominations à la tête des médias publics, agressions physiques, procès à répétition et absence de transparence, la Tunisie (138ème) a perdu quatre places dans le classement par rapport à l’édition précédente, devançant ainsi l’Egypte (158ème).
En 2012, des cas de figure se distinguent, entre les pays où des changements de régime se sont produits, en l’occurrence la Tunisie, l’Égypte et la Libye (131ème), les États où les rébellions et leur répression ont encore cours comme en Syrie (176ème) ou Bahreïn (165ème), et enfin les pays où les autorités ont réussi à faire suffisamment de compromis et de promesses pour calmer de potentielles revendications de changement politique et/ou socio-économiques à l’instar du Maroc (136ème), Algérie (125ème), Oman (141ème), Jordanie (134ème), Arabie saoudite (163ème).
En tête du classement, les trois pays européens qui occupaient les premières places l’an dernier composent à nouveau le trio de tête. Pour la troisième fois consécutive, la Finlande se distingue comme le pays le plus respectueux de la liberté de la presse. Elle est suivie par les Pays-Bas et la Norvège. Même si sont pris en compte de nombreux critères, les violences exercées contre les journalistes comme le cadre juridique, les pays démocratiques occupent la partie haute du classement. Tout en bas, trois pays dictatoriaux composent le « trio infernal». Il s’agit des mêmes que l’an dernier, le Turkménistan, la Corée du Nord et l’Érythrée.
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