
A quelques heures de l’annonce du nouveau gouvernement, la Tunisie retient son souffle et le temps est suspendu à l’issue des tractations qui se poursuivent et s’éternisent.
L’heure est grave, le malaise social est bien réel et profond et l’attentisme qui prévaut actuellement en Tunisie et les positions et les antagonismes politiques ne font que renforcer l’anxiété et le désarroi d’un peuple qui se sent victime des turbulences politiques et trahi par une élite plus préoccupée par les postes, les fastes et les considérations politiciennes que par les vraies préoccupations d’un peuple qui souffre de la cherté de la vie, de l’insécurité, de l’avenir en pointillé de son pays et de la précarisation de sa situation.
Au pouvoir depuis 18 mois, le gouvernement Troikal affronte une des plus graves crises qu’a connues la Tunisie et risque de glisser le pays dans une impasse institutionnelle et vers une flambée de violence. L’initiative de Jebali parait la plus idoine et la plus prompte à lui éviter cette crise profonde et offre une alternative à toute la classe politique pour une sortie honorable de ce bourbier de division, d’exclusion et de guerre civile qui nous guette.
La trajectoire tracée par Jebali est porteuse d’espoir et représente l’ultime opportunité de réconcilier le peuple attentiste et perplexe avec ses élites acculées à faire des concessions, à démontrer leurs statures d’hommes d’Etat et de consensus. Les priorités des partis ne sont pas le partage du pouvoir et l’attribution de ministères mais les chantiers immenses qu’il faut attaquer: restauration de l’autorité de l’Etat, absorption du chômage, équilibre régional, bannissement d’une violence grandissante, investissement, maitrise de l’inflation pour préparer sereinement les prochaines échéances électrodes.
L’heure est à l’unisson et à la concordance et tous les acteurs politiques se doivent de respecter la volonté du peuple qui n’a pas renversé un régime dictatorial pour un régime partisan et clientéliste.
Jalel Jeddi
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