
Lors de son allocution à l’ouverture de la séance plénière de vote de confiance au nouveau gouvernement, le président de l’Assemblée nationale constituante, Mustapha Ben Jaâfar s’est félicité de voir la Tunisie remporter un nouveau succès et redonner confiance à tous ses partenaires.
Ben Jaâfar a ajouté dans ce sens : « En votant la confiance au nouveau gouvernement, la Tunisie envoie un signal fort aux pays frères et amis et aux milieux économiques et financiers dans le monde lui signifiant qu’elle entend aller de l’avant vers la construction de la démocratie et l’instauration de l’Etat de droit et des institutions ».
Ce dont la Tunisie a aujourd’hui besoin, a-t-il encore déclaré, c’est d’une élite de dirigeants capable de reprendre le flambeau du gouvernement Laârayedh qui avait eu à servir le pays durant une période difficile et chargée de défis et de périls.
Ce gouvernement s’est retiré volontairement du pouvoir et avec un esprit de patriotisme élevé, sacrifiant ainsi au consensus. Ben Jaâfar a indiqué par ailleurs que le gouvernement aura à administrer ce qui reste de la période de transition et à conduire, à leur terme, les échéances inhérentes à la révolution, de manière à conduire le pays à des élections libres, loyales et transparentes.
Si le pays a amorcé sa sortie de crise et ne s’est pas laissé tenter par l’anarchie, a estimé le président de l’ANC, « il le doit surtout à la sagesse, à la patience et au patriotisme de ses dirigeants politiques, de même qu’à leur attachement à ce dont il avait été convenu », saluant au passage le rôle des composantes de la société civile et des organisations nationales, l’UGTT en tête. Et d’ajouter : « La Tunisie lui est redevable d’avoir réuni la plupart des partis et courants politiques sous la tente du dialogue national pour la restauration de la confiance entre les protagonistes politiques ».
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