
Suite à l’annulation du festival Sidi Ammar de chants liturgiques, nombre d’habitants de l’Ariana n’ont pas manqué d’exprimer leur désarroi et leur ire.
Certains évoquent la main invisible des salafistes derrière cette décision d’annuler purement et simplement un festival qui a lieu comme à l’accoutumée, durant le mois bénit du Ramadan.
Organisé tous les mois de Ramadan par la municipalité de la ville des Roses, en coordination avec la délégation régionale de la culture, cette manifestation attirait une kyrielle de mordus du chant liturgique.
Selon le délégué régional de la culture de l’Ariana, Chaker Chikhi, à la Tap, la cause principale de l’annulation de ce festival serait due à «la confusion qui règne quand à l’activité de la délégation spéciale alors que la municipalité est la partie organisatrice de cette manifestation». Une justification qui est à mille lieues de convaincre, vu qu’à plusieurs reprises, de nombreuses manifestations religieuses populaires avaient été empêchées par certains extrémistes religieux qui ne représentent en rien l’Islam tolérant de la majorité silencieuse.
Un peu à l’image des gens de Ansar Islam qui ont détruit des mausolées et sites anciens à Tombouctou (Mali), certains de nos salafistes voient d’un mauvais oeil toute forme de mysticisme. N’ont-ils pas mis fin aux «kharjas» traditionnelles organisées par certains mausolées à la mémoire des saints?
Les fidèles ont dû se contenter, à l’instigation des autorités locales à la solde d’Ennahdha, de rituels discrets à l’intérieur de l’enceinte des mausolées.
O.D.
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