
Les divergences d’opinion au sein du parti Ennahdha concernant la gestion de la crise actuelle par laquelle passe le pays, sont de plus en plus remarquables.
Si le leader du parti Rached Ghannouchi et certains de ses proches, à l’instar de Lotfi Zitoun, Mohamed Ben Salem et Rafik Abdessalam ont changé de positions pour rallier le clan des « modérés » du parti islamiste qui comprend depuis longtemps déjà des noms comme Hamadi Jebali, Abdelfatah Mourou, Samir Dilou, d’autres leaders de ce parti demeurent par contre sur leur intransigeance.
D’ailleurs, l’évolution de la position du clan Ghannouchi, qui a été saluée même par l’opposition, a été très critiquée par les durs d’Ennahdha et certains l’ont même accusé de traitrise en acceptant de céder le pouvoir sur la base d’un deal qu’ils n’acceptent pas.
Il semble dans ce sens que la proposition du leader du parti Rached Ghannouchi faite à Laârayedh pour céder la place à un gouvernement de technocrates pour gérer les affaires du pays à partir du 23 octobre, afin de le mener aux élections, a même été refusée par l’actuel chef du gouvernement, ainsi que par les ministres Nouredine Bhiri et Abdelatif Mekki.
Néanmoins, nous croyons savoir que les pourparlers continuent sur un rythme effréné pour convaincre les durs de faire des sacrifices dans l’intérêt du pays en attendant les prochaines élections.
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