
Au moment même où l’on écrit ces lignes, Ali Laarayedh, désigné comme Chef de gouvernement, est entrain d’exposer le programme de son futur gouvernement, devant l’assemblée plénière de l’ANC.
Laarayedh a déclaré du haut de son perchoir qu’un programme détaillé a été arrêté pour chaque ministère et que son gouvernement, au pire des cas, ne dépassera pas la date du 31 décembre 2013 qu’il a fixé comme date butoir pour l’accomplissement de sa mission.
Laarayedh s’est arrêté sur le fait que la Tunisie vit dans un contexte assez difficile, sur bien des plans. En effet il a parlé d’une crise de confiance entre le peuple et les dirigeants politiques, outre le contexte géopolitique dans lequel évolue le pays.
Dans son allocution, il a affirmé que bien des choses ont été atteintes depuis la révolution mais qu’il en reste beaucoup d’autres pour accomplir cette démocratie en herbe, cette démocratie naissante…
Laarayedh a exprimé son remerciement solennel à Hamadi Jebali, qui a selon lui travaillé sans relâche pour servir les intérêts du pays.
Cette reconnaissance à Jebali a été aussi faite dans un premier temps par le Président de l’ANC Mustapha Ben Jaâfar et a été à chaque fois applaudie par les députés, des différentes tendances politiques, présents dans l’arène.
En exposant les priorités de son gouvernement, Laarayedh a d’abord mis l’accent sur le volet politique, rappelant qu’une nécessité se pose aujourd’hui, à savoir la rédaction de la constitution ainsi que la fixation d’un calendrier pour tenir des élections libres, démocratiques et transparentes, tout en actionnant l’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE).
Outre le volet politique, Laarayedh a indiqué que le climat sécuritaire en Tunisie n’est pas à son apogée et que beaucoup d’efforts restent à faire pour réaliser un équilibre sur ce plan et afin de rassurer le peuple mais aussi dans le but d’inciter à un climat d’investissement plus propice.
Le Premier ministre désigné a souligné que nombres de points et d’objectifs restent à réaliser et à accomplir à savoir la réforme administrative, le traitement du dossier des martyrs et blessés de la révolution et l’activation des instances en suspens jusque là pour diverses raisons.
En somme Laarayedh a tenu un discours fédérateur qui aspire à la réalisation des objectifs de la révolution et à l’unification de tous les Tunisiens.
Slim Maâtoug
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