
Ahmed Manaï, ex-opposant au régime de Ben Ali et actuel président de l’Institut tunisien des relations internationales, a critiqué la vieille classe politique tunisienne, qui n’a pas su mettre un terme à sa carrière et transférer le relais aux jeunes.
Dans une intervention faite sur la chaîne télévisée Al Watania 1, Manaï s’est dit surpris par l’insistance des vieux hommes politiques à décider de l’avenir de la Tunisie, estimant que ceux là « ont vécu leur époque et veulent maintenant vivre l’époque de leurs enfants et probablement celle de leurs petits enfants. Mais ils ne veulent pas lâcher prise. »
D’un ton ironique Manaï a ajouté qu’il a fait le calcul de l’âge des politiques tunisiens les plus influents et qu’il a été choqué de trouver qu’il dépasse les 1500 ans: « L’âge de ce groupe dépasse le calendrier hégirien (1435 hijri) et avec ça ils ne veulent pas laisser la place aux jeunes. Ils doivent le faire. Leur âge ne peut pas leur permettre d’occuper des postes à responsabilités. Ils doivent se limiter aux conseils pour demeurer respecté. Je sais de quoi je parle. J’ai 72 ans et je peux dire que je ne peux plus faire ce que je pouvais faire dix ans auparavant… »
Bien qu’il ne les ait pas nommés, Ahmed Manaï faisait allusion en particulier à Ahmed Mestiri (88 ans), Béji Caïd Essebssi (87ans), Mohamed Ennaceur (80 ans) et Rached Ghannouchi (72 ans)….
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