
L’affaire du blocage de l’Airbus A330-200 de Syphax Airlines à l’aéroport de Tunis-Carthage depuis son arrivée en Tunisie le vendredi 21 juin 2013, continue à alimenter la polémique.
Surtout que le ministère des Transports et l’Office de l’Aviation Civile sont sortis de leur mutisme en réaction aux accusations de sabotage qui leur ont été reprochées par les dirigeants de la compagnie aérienne privée.
Le Directeur Général de l’Aviation Civile Kamel Ben Miled a déclaré dans ce sens que l’avion acquis par Syphax Airlines ne correspond pas aux conditions techniques relatives à la sécurité de la Navigation.
Cette position a été confirmée par le ministère des Transports qui a ajouté que Syphax Airlines n’a pas les autorisations nécessaires de vol et qu’elle aurait dû accomplir toutes les formalités administratives avant l’arrivée de l’avion à Tunis et pas après.Le ministère a ajouté que la sécurité des vols passe avant tout.
Néanmoins, en continuant notre recherche concernant ce dossier, on s’est rendu que l’affaire n’est pas très claire puisque Syphax Airlines a bel et bien reçu un certificat de navigabilité pour son Airbus A330 depuis le 19 juin 2013.

Ce certificat de Navigabilité signé par le directeur de la Navigabilité, Mohamed Rjeb, prouve que l’avion est autorisé à naviguer.
Les contrôles techniques ont été effectués par la partie tunisienne à Bordeaux avant le déplacement de l’avion au Salon du Bourget puis sa venue à Tunis.
Il est à se demander dans ce sens comment les services de l’aviation civile française et tunisienne ont autorisé cet avion à voler et à atterrir à Tunis s’il n’avait pas ce fameux certificat de Navigabilité.
Face à ce constat, il est clair qu’il y a une volonté de détourner un problème d’exploitation commerciale vers un problème d’autorisation de vol qui n’existe même pas, puisque Syphax a bel et bien reçu le certificat de Navigabilité de son avion.

Cependant l’avion de Syphax demeure bloqué en attendant qu’on accorde à Syphax les autorisations d’exploitation commerciale.Des autorisations tributaires de la décision de Syphax concernant l’identité de la compagnie à qui il va confier contrat de maintenance de son avion!
Discussion about this post