
Depuis qu’Ali Laârayedh a proposé à l’Alliance Démocratique d’intégrer son gouvernement en constitution, les dirigeants de cette alliance sont divisés sur la décision à prendre.
Le premier clan guidé par Mahmoud Baroudi refuse de s’aventurer à intégrer le gouvernement et pose de très nombreuses conditions pour accepter de le faire.Sachant qu’il a placé la barre très haute dans les négociations, ce clan pousse donc vers le refus de la proposition de Laârayedh.
Le deuxième clan qui comporte entre autre Moncef Cheïkhrouhou, Mahdi Ben Gharbia et Ahmed Bouazzi est plus souple.
Dans l’intérêt du pays lors de cette période dangereuse où l’état pourrait purement et simplement s’effondrer, les membres de ce clan estiment qu’il faut aider à sauver la Tunisie, sans se soucier des calculs politiques.
Les membres de ce clan, posent aussi des conditions pour intégrer le gouvernement, mais leurs conditions sont plus réalisables telles que la neutralité des ministères de souveraineté, la disparition des ligues de protection de la révolution et l’adoption d’une feuille de route claire pour les prochaines échéances.
Cette division est bien sur alimentée par les autres partis qui essayent de monter les deux clans l’un contre l’autre. Ceux qui veulent faire tomber Ennahdha poussent Baroudi et compagnie à être intransigeants dans les négociations, alors que les partis de la Troïka et de nombreux autres qui espèrent que le pays voit enfin le bout du tunnel, soutiennent le deuxième clan.
Face à ces nouvelles données, l’Alliance Démocratique est ainsi devenue une composante très importante dans le paysage politique et les décisions qu’elle va prendre dans ces deux réunions d’aujourd’hui risquent de représenter un tournant historique dans l’avenir du pays.
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