Lamine Kaouach, tête de liste du parti Al Moubadara au gouvernorat de Bizerte a tenu, hier vendredi à l’Hôtel Indalucia, une conférence de presse pour présenter les membres de la liste qu’il préside pour le compte des prochaines élections législative et pour présenter le programme électoral de son parti.
Kaouach n’a pas caché dés le départ que le parti tire sa force de la notoriété de son leader Kamel Morjane et que le nom de ce dernier est plus connu que le nom du parti Al Moubadara.
Kaouach a par la suite passé en revue sa vision, ainsi que celle de son parti pour la Tunisie ainsi que les raisons qui l’ont poussée à s’aventurer dans la politique. « Je n’ai jamais été ni de gauche, ni de droite. En cette période, la Tunisie a besoin de tous ses enfants pour participer à sa reconstruction. C’est pour cela que j’ai décidé de m’impliquer dans le vie politique surtout j’ai très peur que mon pays revienne en arrière »a-t-il précisé
Il a ajouté que son expérience dans le domaine de l’industrie lui permettra de contribuer à bâtir à nouveau l’économie du pays, précisant dans ce sens: « Je mets 27 ans de carrière dans le domaine de l’industrie, ainsi que tout mon relationnel au service du pays. »
En ce qui concerne la situation économique du pays, Kaouach a précisé que la Tunisie jouit de richesses qui pourraient procurer un niveau de vie respectable pour tous les citoyens, allant jusqu’à dire qu’il: « Il n’y a plus de raisons pour qu’il reste encore des pauvres en Tunisie. »
Le candidat a par la suite répondu aux accusations disant qu’AL Moubadara serait un RCD recyclè, précisant que la confusion entre le RCD et les partis destouriens est faite exprès, ajoutant: « Le RCD est un parti qui n’existe plus. Mais l’école destouriene reste la plus grande école qui a servi et servira encore la Tunisie. »
Selon lui, les Tunisiens doivent se pencher sur les vrais problèmes économiques et de se libérer de ces clichés. « Ceux qui ont fait du mal en Tunisie seront sanctionnés par l’histoire. Mais accuser quelqu’un d’appartenir au RCD est, désormais, une blague de mauvais gout, a-t-il poursuivi.
Kaouach a fini son discours en incitant les tunisiens à venir voter pour décider de l’avenir du pays. Selon lui, le terrorisme ne sera évacué qu’après des élections démocrates qui permettront d’instaurer les institutions de l’état. »
Zahreddine Berhima