Le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (Spot) a annoncé, vendredi 31 juillet 2026, le maintien de l’application de la convention qui le lie à la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam).
Cette décision s’accompagne de la poursuite des négociations entre les deux parties afin de parvenir à un accord définitif garantissant la stabilité et la pérennité de leur partenariat.
Dans un communiqué, le Spot explique que cette orientation fait suite aux progrès enregistrés lors des discussions menées avec la Cnam. Soucieux de préserver un climat de dialogue constructif, le syndicat confirme ainsi la poursuite normale des activités des pharmacies dans le cadre de la convention en vigueur.
L’organisation professionnelle indique vouloir conclure un accord contraignant reposant sur plusieurs priorités : assurer la continuité du service pharmaceutique, simplifier les procédures administratives et garantir aux assurés un accès régulier et sans interruption à leurs médicaments.
Les résultats des négociations seront présentés aux pharmaciens lors de l’assemblée générale ordinaire du syndicat, prévue en septembre prochain.
Cette évolution intervient après plusieurs semaines de tensions entre le Spot et la Cnam au sujet du système du tiers payant. Le 27 juillet dernier, le syndicat avait réaffirmé ses revendications, estimant que les engagements pris par la Cnam n’avaient pas été pleinement honorés.
Le Spot dénonçait notamment l’absence de réponse officielle et de proposition globale malgré plusieurs semaines d’échanges. Il rappelait que plus de deux mois s’étaient écoulés depuis l’envoi d’un courrier au directeur général de la Cnam et plus d’une semaine depuis son avertissement sur l’impossibilité de poursuivre le système du tiers payant dans les conditions existantes.
Le syndicat contestait également les chiffres avancés par la Cnam, les attribuant à des dysfonctionnements du système d’information de la caisse. Il reprochait en outre à cette dernière d’effectuer des retenues sur les sommes dues aux pharmaciens en dehors des procédures prévues, de ne pas respecter certaines dispositions de la convention et de bloquer la plateforme numérique dédiée au suivi des factures et des paiements.
Selon le Spot, les délais de paiement des créances devaient atteindre 180 jours à la fin du mois de juillet, une situation jugée incompatible avec les engagements contractuels. Le syndicat réclamait le règlement intégral des montants dus, l’application de l’accord signé le 15 janvier 2026 sous l’égide du ministère des Affaires sociales, le respect des délais de paiement prévus par la convention ainsi que la levée des mesures qu’il estime contraires aux règles en vigueur.
En maintenant la convention tout en poursuivant les discussions, le Spot opte désormais pour une approche fondée sur le dialogue. Alors qu’il avait auparavant évoqué la suspension du tiers payant à compter du 1er août et la possibilité d’engager des procédures judiciaires, le syndicat privilégie aujourd’hui la négociation, sans renoncer à ses exigences concernant le respect des engagements financiers et contractuels de la Cnam.

