Le français, quatrième langue la plus parlée au monde, porté par l’Afrique selon l’OIF

Dans un article publié par Franceinfo, le français confirme sa place parmi les grandes langues internationales. Selon le dernier rapport de l’Organisation internationale de la Francophonie, dévoilé lundi 16 mars à Québec à l’approche de la Journée internationale de la francophonie, la langue française compte aujourd’hui environ 396 millions de locuteurs dans le monde, dont près de 65 % vivent en Afrique.
D’après ce rapport intitulé "La langue française dans le monde (2023-2026)", le français est désormais la quatrième langue la plus parlée au monde, derrière l’anglais (plus de 1,5 milliard de personnes), le mandarin (plus d’un milliard) et l’espagnol (plus de 600 millions), mais devant l’arabe standard.
La langue de Molière occupe également la deuxième place mondiale parmi les langues les plus apprises, avec plus de 170 millions d’élèves et d’apprenants dans 36 pays, répartis sur les cinq continents. Le rapport souligne aussi que le français demeure la troisième langue de l’économie et des affaires, et conserve une forte présence dans la diplomatie, le droit international, les relations culturelles ainsi que dans certains milieux scientifiques et universitaires.
Une influence culturelle forte, mais des défis dans le numérique
Parmi les atouts du français figurent son rayonnement dans la littérature, la philosophie, les arts, la gastronomie, la mode et le cinéma d’auteur. Toutefois, le rapport note une fragilisation de sa position dans les sciences exactes, les nouvelles technologies et l’enseignement supérieur, en raison de la domination de l’anglais.
Sur Internet, l’anglais représente environ 20 % des contenus, contre près de 3,5 % pour le français, un niveau comparable à celui de l’arabe, du portugais, du hindi ou du russe.
Dans l’écosystème Wikimédia, l’anglais arrive largement en tête avec environ 23 % des contenus, suivi de l’allemand (10 %) et du français (8 %), devant l’italien, l’hébreu, le polonais et le russe.
Selon le rapport, cette domination s’explique notamment par le fait que les débats scientifiques et les publications influençant les politiques publiques se déroulent majoritairement en anglais, notamment dans des revues spécialisées comme Evidence & Policy ou Science Communication.
Un avenir largement africain
La secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, rappelle que le français pourrait être parlé par près de 590 millions de personnes d’ici 2050, dont neuf sur dix vivront en Afrique.
À cet horizon, souligne le rapport, l’avenir du français ne se décidera plus uniquement à Paris, mais aussi dans plusieurs grandes villes de l’espace francophone, notamment Abidjan, Dakar, Kinshasa, Montréal, Beyrouth, Bruxelles, Port-au-Prince, Tunis ou Yaoundé.
Le document conclut que le français restera une langue mondiale, à condition de s’adapter aux réalités numériques, démographiques et géopolitiques du XXIe siècle, et d’assumer pleinement son caractère pluriel.
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