
Durant les dernières négociations pour former le gouvernement d’Ali Laârayedh, il est évident qu’Ennahdha n’a pas du tout été en position de force malgré son statut de premier parti représenté à l’ANC.
Fragilisée par les luttes internes et les critiques de ses militants de base qui ont estimés qu’elle a trop cédé, Ennahdha a été prise en tenaille entre les exigences de ses alliés historiques « Ettakatol » et le CPR et les conditions mises par d’autres forces politiques comme l’Alliance Démocratique ou surtout le Mouvement Wafa pour intégrer le gouvernement.Le blocage des négociations avec l’Alliance Démocratique et le groupe Liberté et Dignité, a semble-t-il fait qu’Ettakatol soit le parti le mieux servi par la tournure des événements.
Ses cadres ayant été convaincus qu’Ennahdha ne pouvait pas s’aventurer à faire le passage en force toute seule et avait impérativement besoin du soutien du parti de Ben Jaâfar, se sont saisis de l’opportunité et ont placés la barre très haut lors du sprint final.
Ils ont semble-t-il non seulement réussi à éloigner le mouvement Wafa, jugé trop perturbateur, de la composition du nouveau gouvernement, mais surtout à éloigner les candidats technocrates proposés par Ennahdha pour occuper les ministères régaliens.
On murmure dans ce sens que trois noms qui ont désignés aux ministères régaliens ont été proposés par Ettakatol, de même que de nombreux autres qui ont été désignés dans d’autres ministères.
Ce qui a fait dire à certains analystes que le nouveau gouvernement est désormais celui d’Ettakatol.
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