
Pour des raisons sécuritaires évidentes, l’Algérie n’autorisera pas ses ressortissants à entrer en Tunisie sur simple présentation de la carte d’identité.
Cette décision est un camouflet pour les autorités tunisiennes qui avaient pris annoncé, la semaine dernière, la possibilité pour les Algériens, les Marocains, les Libyens, les Egyptiens et les Mauritaniens d’entrer sur le territoire tunisien sur simple présentation d’une pièce d’identité conformément à une nouvelle loi, appliquée depuis le 1er juillet 2012 et qui stipule également que les citoyens de ces pays auront le droit à la propriété, à la résidence au travail mais aussi le droit de vote aux municipales tunisiennes.
Si cette loi a provoqué un tollé au sein des populations, elle a aussi suscité de vives réactions parmi les politiques.
Mais la réaction la plus tranchante aura été celle de l’Algérie. En effet, Alger ne compte pas s’aligner sur la décision tunisienne si l’on en croit ce qui a été rapporté par le journal algérien « Al-Khabar » du lundi 2 juillet 2012.
D’après « Al-Khabar » qui cite une source auprès du ministère des Affaires Etrangères algérien, l’Algérie refuse d’appliquer les mesures prises par le gouvernement tunisien et n’est donc pas concernée par cette décision vu la situation sécuritaire fragile dans les zones frontalières entre l’Algérie, la Tunisie, et la Libye.
«La décision gouvernementale tunisienne est une décision anticipée unilatérale. Les autorités algériennes n’en sont pas concernées et n’ont pas été concertées au préalable. Et compte tenu de la situation sécuritaire, nous ne pouvons pas nous engager à la réciprocité».
Une déclaration qui a le mérite d’être claire et directe et qui s’explique par la présence de risques élevés au niveau des frontières où la sécurité demeure fragile vu la présence de groupes terroristes qui n’attendent qu’une baisse du niveau de sécurité pour entrer en action.
Cette loi est, soit dit en passant, en contradiction avec la décision récente prise par l’armée tunisienne de déclarer le Sahara tunisien « zone militaire fermée ».
Rappelons que le président de l’association Tunisienne de la Transparence Financière, Sami Remadi a manifesté son intention de poursuivre le président provisoire de la République Moncef Marzouki en justice, afin d’annuler sa décision précipitée d’ouvrir les frontières aux Maghrébins et qu’une pétition vient d’être lancé sur internet afin d’annuler ce décret, rappelant que « ce gouvernement provisoire n’a aucune légitimité pour prendre des décisions aussi déterminante pour l’avenir de notre pays ».
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