
Depuis le weekend dernier, des informations circulent à propos du fait que le ministère du Commerce aurait sommé les producteurs de lait de faire abstention de la vente de leurs produits sur le marché pendant quelques jours.
Selon les rumeurs qui ont circulé et qui circulent toujours, cette mesure servirait d’écouler les stocks de lait restants qui avaient fait l’objet d’importation en fin d’année dernière pour faire face à la pénurie de lait qu’avait enregistrée le pays.
En cette matinée, Mohamed Ali Ferchichi, attaché de presse du ministère du Commerce, est intervenu sur les ondes de Mosaïque FM pour démentir cette rumeur.
Plus tard dans la matinée le bal des démentis a continué et c’était au tour de Laith Lakhoua, conseiller logistique du groupe Délice-Danone, de démentir les propos de l’attaché de presse du ministère de tutelle relatifs aux restrictions adressées aux producteurs de lait afin de permettre la vente des quantités de lait importées.
M. Lakhoua a indiqué que le ministère a bel et bien adressé une circulaire leur ordonnant d’arrêter l’approvisionnement du marché en lait selon les procédures en vigueur lors des périodes de basse lactation, à savoir 4 jours après la production.
La circulaire demande aux producteurs de prolonger la période de stabilité de 4 à 10 jours. « Or la période de stabilité de 10 jours est appliquée lors de la période de haute lactation », a précisé M. Lakhoua, tout en affirmant que la société risque de se retrouver en situation de surstock.
Le responsable du groupe Délice-Danone a précisé que le ministère n’a pas respecté les procédures qui étaient jusque là appliquées.
D’un autre côté, Leith Ben Becher, président du Syndicat des Agriculteurs de Tunisie, a annoncé sur les ondes d’Express FM que le gouvernement aurait renoncé à cette décision, invitant toutes les parties au dialogue au lieu de prendre des décisions sans concertations.
Le ministre du Commerce, Abdelwaheb Maâtar, qui a déjà fait l’objet de vives critiques suite à sa nomination à la tête dudit ministère, suscite déjà la polémique.
Toutefois, quoi qu’il en soit, empêcher une société de vendre son produit sur le marché pour en écouler un autre, qu’il s’agisse d’info ou d’intox, relève du bizarroïde et de l’insensé, ce serait une histoire à dormir debout !
Affaire à suivre…
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