Hichem Ben Mahmoud a insisté sur la dimension de clémence et de facilité qui caractérise les prescriptions de l’islam. Il rappelle que le sacrifice rituel, bien qu’il constitue une pratique hautement symbolique et spirituelle, n’est pas une obligation absolue. « La condition essentielle demeure la capacité financière réelle. En d’autres termes, l’accomplissement de ce rite est lié à la notion d’aisance et non à une contrainte pesant sur les ménages ».
Celui qui ne dispose pas de moyens suffisants pour acheter un animal de sacrifice n’est pas à blâmer. Dans ce cas précis, l’absence d’accomplissement du rite est pleinement admise par la jurisprudence islamique, qui repose sur le principe de facilité et d’absence de charge excessive.
Dans son intervention, le mufti ajoute qu’il n’est pas nécessaire pour celui dont les moyens sont limités de s’endetter pour accomplir le sacrifice ou de se mettre en difficulté de quelque manière que ce soit..
Il appelle les citoyens dont les moyens sont limités à ne pas céder à la pression sociale et au regard de la société pour s’engager dans des dépenses extravagantes qui seraient plus tard sources de gros ennuis financiers.

