Interrogé par la radio France Inter pour le premier anniversaire de la fuite du président Ben Ali, le 14 janvier 2011, Moncef Marzouki, en fonction depuis un mois, a demandé du « temps ». « Je demande qu’on attende un peu avant de tirer des conclusions. »
Dans son interview, M. Marzouki a demandé plus de temps pour gérer le « tsunami de problèmes » que rencontre la Tunisie et a justifié l’alliance avec le parti Ennahda par le souhait d’éviter tout « affrontement » entre laïcs et islamistes modérés.
Le Président rappelle que Cela fait 50 ans que les Tunisiens vivent sous une dictature avant d’ajouter que « Maintenant tous les problèmes qui ont été mis de côté, mis sous le tapis, oubliés, refoulés, nous explosent à la figure ».
« C’est un vrai tsunami de problèmes. C’est un vaste chantier », a estimé le président tunisien. « Ce que je demande aux Tunisiens: laissez nous travailler », a ajouté le chef de l’Etat tunisien, refusant toutefois le tableau d’une Tunisie à l’arrêt et estimant que « 90% de la Tunisie tourne ».
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