
Ce mois de Janvier 2014 marquera 3 années depuis le début de l’opération « Printemps Arabe » pensée par l’intelligence américaine et relayée par l’aboyeur qatari en vue de manipuler un peuple qui voulait rompre avec les pratiques clientélistes de l’ancien régime ,qui aspirait à plus de liberté et à un développement équitable. Hélas le chemin de l’égalité des chances, de la justice, de la dignité et de l’éradication de la corruption est épineux et semé d’embuches.
Le peuple n’a eu que des promesses, des discours et des paroles sans effet et sans actions concrètes. La misère s’est aggravée, la violence s’est installée, la spoliation des richesses s’est généralisée, les corrupteurs et les corrompus se sont recyclés, la nouvelle tyrannie de la médiocrité commence à se dessiner et l’avenir de tout un peuple est en pointillé.
Cette fameuse conspiration américaine qui visait à concilier la religion et la politique a transformé la Tunisie, petit pays paisible, moderne et prospère, en laboratoire à ciel ouvert de ses expériences géostratégiques et l’a entrainée dans les sables mouvants de la violence et de la partition programmée. La haine, la vengeance, le régionalisme, le terrorisme, l’obscurantisme, l’ignorance et la médiocrité sont sortis soudainement des tiroirs de l’oubli pour rendre le quotidien du tunisien macabre, triste et incertain.
La rupture avec la nouvelle élite politique est consommée et l’échec éclatant des gouvernements successifs à éradiquer la misère, à maitriser cette frénésie inflationniste des prix, à pacifier les débats publics, à répondre aux vraies aspirations des tunisiens en matière de dignité, de développement et de travail ont transformés ces Héros de l’après Ben Ali en Zéro de l’alternance et du renouveau tunisien.
Ces apprentis politiciens qui se vantaient d’une image de militantisme, d’intégrité et d’honnêteté se révèlent de piètres hommes d’Etat. En privilégiant les intérêts partisans, en s’accrochant au pouvoir, en semant la division, en encourageant la violence et en légitimant la falsification et le blanchiment d’histoire , ils font preuve d’ingratitude , d’incompétence criarde et tournent le dos aux 2 des 3 fondamentaux de ce fameux printemps arabe à savoir Travail et Dignité. Seule la Liberté est sauve. Mais à quel prix ? Au diable cette liberté qui se transforme en anarchie, affaiblit l’autorité de l’Etat, présage la nouvelle dictature de l’ignorance et vivement la suprématie de la loi, le rétablissement de l’ordre et la fin de cette masturbation intellectuelle perverse et indigne.
Mes propos qui ne sont que le reflet d’un ressenti partagé par de plus en plus de tunisiens, secouent et dérangent mais doivent interpeller ces apprentis politiciens. L’emballage a certes été métamorphosé avec de nouvelles têtes d’affiches mais le contenu s’est dégradé et fissuré. Car ce n’est pas le régime Ben Ali qu’il faut incriminer pour expliquer la dictature, l’injustice, la passion du pouvoir, l’amour de l’argent et l’instinct dominant mais la mentalité et les gènes de l’homme politique arabe.
Voilà qu’un défenseur des droits de l’homme est intronisé empereur voyageur de Carthage et qui nous enfante pour seule réalisation en 3 années de règne un macabre livre noir, que d’anciens opprimés affichant la piété et l’intégrité sont propulsés Régents d’une république bananière et qui se muent en véritables prédateurs prêts à tout pour s’accrocher au pouvoir, que des apprentis politiciens arborant un militantisme douteux se pavanent dans le mythique palais du Bardo , profitent pleinement de l’argent du contribuable et qui n’arrivent pas à pondre une constitution depuis plus de deux ans et qu’une opposition aboyant son monopole d’amour pour le peuple se couvre de ridicule en affichant ses divisions, ses égoïsmes et son incapacité à présenter des alternatives.
Mais tout le monde sait que, dans ce petit pays moderne et cultivé, les apparences sont souvent trompeuses, que la piété ne rime pas avec honnêteté, que le militantisme n’est pas synonyme de patriotisme, que la seule valeur qui vaille est l’hypocrisie et que la seule devise commune à toute la caste politique est « Halal alaya , Haram alik ».
N’en déplaisent aux nouveaux régents, aux affamés de pouvoir, aux falsificateurs, aux blanchisseurs, aux rêveurs innocents et naïfs, aux manipulés stupides et aux suiveurs imbéciles, le spectacle de cette comédie révolutionnaire est désastreux et d’une piètre qualité. La situation en Tunisie, quoi qu’on ait dit et prétendu, n’était pas aussi catastrophique et même s’il y avait du chemin à faire en matière de liberté, un travail mieux élaboré en matière de développement régional et des efforts à consentir pour un partage équitable des richesses, il y avait des cerveaux qui pensaient notre Tunisie, qui dessinaient son progrès économique et social et qui œuvraient pour consolider ses acquis de modernité, de progrès , d’éducation et de santé.
Les lauriers ne fleurissent jamais l’hiver et la conspiration n’est qu’une tromperie pour redistribuer les cartes, récompenser les vainqueurs respectueux des règles pour ce jeu truqué et accabler les vaincus récalcitrants aux ordres et à la stratégie prédéfinie. Eh oui le réveil est douloureux, la vérité est amère et les tunisiens découvrent médusés que le printemps ne vient jamais en Janvier et que l’emballage achalandé ne vaut en rien le contenu proposé et vanté. La brise de dignité, de travail, de justice et de prospérité qui devait souffler sur le « Printemps » tunisien s’ est transformé en typhon dévastateur , violent et emmenant dans son sillage ses épidémie d’inculture, d’ignorance , de médiocrité , de terrorisme et de séparatisme.
Jalel JEDDI
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