Après que son président Neji Bghouri ait dénoncé hier mardi l’ingérence de la présidence de la République dans le travail des médias, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) s’est indigné dans un communiqué qu’il vient de rendre public les nouvelle atteintes des journalistes lors de l’exercice de leur métier.
La section du syndicat à Sfax se dit préoccupée par les agissements du représentant du ministère public auprès du Tribunal de première instance de Sfax 2.
On apprend que durant la journée du 13 avril, alors que les journalistes, Karim Makni et Fayez Boudabous effectuaient un reportage télévisé devant le siège du Tribunal, des agents de sécurité les ont sommés d’arrêter l’enregistrement, et les ont conduits au bureau du procureur adjoint de la République.
Le procureur adjoint a informé les concernés que la réalisation de reportages télévisés doit être soumis à une autorisation préalable.
Ce dernier les a sommés de supprimer le contenu enregistré, les menaçant d’une arrestation immédiate et de poursuites judicaires s’ils ne se conforment pas à ses ordres.
Le SNJT a rappelé que le travail des journalistes ne nécessite pas d’autorisations préalables, sauf en ce qui concerne les bases militaires et sécuritaires. Le syndicat affirme qu’il fera face à ces pratiques, appelant toutes les instances judiciaires à faciliter le travail des journalistes, en évitant la récurrence de ces pratiques qui menacent le processus de transition démocratique dans le pays.
Dans ce communiqué le SNJT le retour de genre de pratiques, venant d’une partie censée défendre la liberté de la presse et le droit des citoyens à l’accès à l’information.
Le SNJT a considéré que les propos du représentant du ministère public, sont une grave atteinte à la liberté d’expression.
Dans ce même communiqué, le syndicat s’est d’un autre coté dit préoccupé du refus de l’autorité judiciaire, durant les derniers jours, de traiter avec les journalistes et leur fournir les informations nécessaires concernant certaines affaires importantes.