Le spectre du “Führer” s’invite à l’ARP : la sortie polémique du député Ali Bouzouziya

L’intervention du député Ali Bouzouziya, lors de la séance plénière du 3 avril 2026, tenue en application de l’article 108 sous la coupole du Parlement, marquée par le slogan « Non à la privation des citoyens des cartes de soins », continue de faire couler beaucoup d’encre
Dès l’entame de sa prise de parole, le député a suscité la surprise en brandissant une image qu’il a présentée comme celle d’Adolf Hitler, s’en servant comme support pour introduire un discours particulièrement critique. Or, il s’agissait en réalité d’une capture du film La Chute, dans lequel l’acteur Bruno Ganz incarne le dirigeant nazi — une confusion qui n’a pas manqué d’alimenter les réactions.
Sur le fond, le député a dressé un tableau sombre de la situation sociale, accusant le pouvoir en place de porter atteinte aux droits des catégories les plus vulnérables. Il a notamment évoqué les personnes en situation de handicap et les familles précaires, dénonçant ce qu’il considère comme un recul des aides sociales et une dégradation de l’accès aux soins.
Dans une tonalité plus accusatrice encore, Ali Bouzouziya a fustigé des politiques qu’il estime responsables d’un appauvrissement généralisé, accusant les autorités de « faire payer au peuple le prix de la lutte contre la corruption ». Il a également fait référence à des précédents historiques, mettant en garde contre des dérives pouvant conduire, selon ses termes, à des issues « sombres et tragiques ».
Il a conclu son intervention par une formule lourde de sous-entendus : « la comparaison s’impose d’elle-même », laissant planer l’idée d’un parallèle sans toutefois désigner explicitement de responsable.
Cette sortie a immédiatement déclenché une vague de réactions, entre indignation et défense de la liberté d’expression, aussi bien dans la classe politique que sur les réseaux sociaux. Elle s’inscrit dans un climat déjà tendu autour des limites du discours politique, notamment après la condamnation du député Ahmed Saidani à huit mois de prison pour des publications jugées offensantes envers le chef de l’État.
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