
L’un des premiers signes les plus visibles des premiers moments de la Tunisie post-révolution a bien sûr été la disparition de la fameuse notion de peur du gendarme. A tous les niveaux, c’est l’anarchie qui règne en maître absolu dans un pays où tout marche à l’envers ou presque.
Le laisser-aller, l’indiscipline, le manque de savoir-vivre avaient foutu le camp laissant des Tunisiens, avides de liberté, livrés à eux-mêmes. Et n’hésitant pas à faire un doigt d’honneur à tout homme de loi qui aurait la maladresse de leur gâcher ces petits instants de bonheur inespéré.
Pour le Tunisien, révolution rime désormais avec impunité, liberté, excès de liberté même. Malgré le grand ménage opéré par L’Etat, ménage digne de celui effectué dans les Ecuries d’Augias, du chemin reste encore à parcourir.
Mais c’est dans la presse que l’on a humé le plus ce vent de liberté. Un vent de liberté qui laisse penser que tout est désormais permis dans notre bled. Telle cette professeure qui a eu le culot de faire un témoignage qui donne froid dans le dos.
Invitée à livrer son témoignage sur radio MFM, dans l’émission « Anonymes », l’enseignante, la voix masquée, a livré un récit poignant sur ses pratiques sexuelles hors du commun.
Mariée, mais vivant loin de son époux, l’enseignante avoue satisfaire sa libido dans les bras de ses élèves. Ce vide sentimental l’a amenée à attirer souvent ses élèves dans des cours bien particuliers et en profitait pour abuser d’eux sexuellement. C’est ainsi que, de bouche à oreille, le cercle des élèves exploités sexuellement s’agrandissait, jusqu’à atteindre certaines proportions.
Le comble après ce témoignage, c’est que ni le ministère de l’Education, ni les autorités, ni personne n’a jusque-là levé le petit doigt pour dénoncer cet acte ignoble et poursuivre en justice cette professeure indigne qui exerce jusqu’à présent son « métier ».
Dans certains pays à la démocratie ancrée, une enquête aurait été vite engagée pour retrouver la cache de cette « pédophile en chaleur ».
Dans nos murs, cette histoire est tout ce qu’il y a de plus banale. On en rigole (cyniquement) encore, au lieu d’en pleurer, en attendant bien sûr que les consciences se réveillent pour traiter ce crime comme il se doit.
El Hadj Oumar
Discussion about this post