L’économie circulaire ne constitue pas uniquement une réponse aux défis environnementaux, mais représente une voie pour identifier de nouvelles opportunités économiques, diversifier les moyens de subsistance et renforcer la résilience des communautés côtières, notamment des femmes, ont souligné les participants à l’événement « Women Together in Fisheries 2026 », clôturé mercredi à Tunis.
Organisé du 5 au 7 octobre 2026 par le WWF Afrique du Nord et l’Initiative Marine du WWF pour la Méditerranée, l’événement a réuni plus de 80 femmes de plus de dix pays méditerranéens. Il visait à renforcer le rôle et le leadership des femmes dans le secteur de la pêche et à favoriser l’échange d’expériences et de solutions en faveur de communautés côtières plus inclusives, résilientes et durables.
Lors de la dernière journée de la rencontre, placée sous le thème « Des déchets aux opportunités », les discussions ont porté sur la pollution plastique, l’économie circulaire et les moyens de subsistance des femmes dans les communautés côtières. Les participants ont examiné les moyens de transformer les défis environnementaux, notamment les déchets marins, en opportunités d’innovation et de développement économique durable.
Les échanges ont également porté sur l’importance de développer des solutions locales relevant de l’économie circulaire et d’identifier les conditions et les facteurs susceptibles de transformer ces initiatives en solutions durables, en soulignant le rôle que les femmes peuvent jouer dans l’accompagnement de ces transformations au sein de leurs communautés.
En Tunisie, les femmes jouent un rôle important dans la pêche artisanale, notamment dans les activités de collecte à pied des palourdes, mais leur contribution demeure en partie sous-estimée dans les statistiques officielles, selon la FAO.
À l’échelle mondiale, les femmes représentaient 18 % des personnes directement engagées dans la pêche en 2020, contre 28 % dans l’aquaculture

