
Il semble que le renversement du Président Mohamed Morsi par l’armée risque de plonger l’Egypte dans une guerre civile sans fin.
Ce risque est le pire des scénarios possibles. Il est comparable à celui qu’a vécu l’Algérie dans les années 1990, lorsqu’un coup d’État militaire avait mis fin au processus électoral et annulé la victoire du Front islamiste du salut. La guerre civile qui s’en était suivie avait fait 200 mille morts.
Même si personne ne souhaite à l’Egypte de vivre ce drame, ce risque de guerre civile ne peut pas être complètement écarté en Egypte, surtout que les informations qui commencent à venir du pays du Nil sont très inquiétantes
Bien que le Président déchu Mohamed Morsi, ce dernier aurait appelé «les Egyptiens à résister pacifiquement à ce coup d’Etat, comme il le fera lui-même», la vaste opération qu’a lancée l’armée contre les Frères musulmans, dont est issu l’ex-chef d’Etat, a commencé à mettre le feu aux poudres.
Mohamed Morsi et sa garde rapprochée sont ainsi détenus par l’armée. Le Guide suprême de la confrérie, Mohamed Badie, a été arrêté, son «numéro 2» Khairat al-Chater est recherché, et deux hauts dirigeants du mouvement ont été arrêtés. La police égyptienne a par ailleurs ordonné l’arrestation de 300 membres des Frères musulmans.
Depuis le 26 juin, les heurts ont déjà fait 57 morts, dont dix mercredi soir lors d’affrontements avec les forces de l’ordre et d’accrochages entre pro et anti-Morsi.Et les choses sont semble-t-il en train de se compliquer en l’absence de toute information que celle relayée par l’armée.
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