
Ce qui se passe à l’unité de fabrication de Leoni à Messaâdine Sousse est très grave. Un sit-in sauvage a été entamé par quelques ouvriers de l’unité BMW qui bloquent la productivité, menacent la sécurité des employées et des citoyennes et risquent désormais de faire perdre un millier d’emplois.
Bien que leurs revendications soient illégales et que leur grève ne soit pas décrétée par le syndicat, certains employés du Groupe industriel Leoni à Sousse ont dépassé toutes les limites.
Après avoir agressé verbalement leur responsable et empêché leurs collègues d’accéder à leur lieu de travail, ces employés n’ont pas hésité à bloquer la route n°1 qui mène à l’usine et qui relie Mssaken à Sousse.
Pire encore, ces protestataires n’ont pas hésité à agresser non seulement certains de leurs collègues qui voulaient travailler, mais surtout certains automobilistes dont les voitures ont été endommagés.Des automobilistes dont le seul tort était de passer par cette route nationale.
Le comble dans cette grave affaire, c’est que les ouvriers protestataires étaient renforcés par de nombreux individus très violents qui n’ont rien à voir avec l’usine.
Il est à rappeler que Léoni a déjà souffert à maintes reprises des répercussions négatives des grèves ou des sit-in sauvages. Trois parmi ces grèves sauvages ont eu dans le seul mois de juillet 2013 (le 05 juillet, le 23 juillet et 31 juillet). Ce qui a compliqué la situation du groupe et poussé ses responsables à réfléchir à fermer ce site pour l’installer dans un pays de l’Europe de l’Est.
Face à la passivité du gouvernement et des syndicats qui n’ont pas réussi à arrêter ce fléau du banditisme de certains ouvriers, un millier d’employés risque de se retrouver chômeurs du jour au lendemain.
N.B.
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