
Mohamed Fehri Chelbi est incarcéré, pour la deuxième fois depuis le 3 janvier dernier, ainsi que 4 autres anciens PDG de l’Etablissement de la Télévision Tunisienne (ETT) dans l’affaire de la société de production « Cactus Prod ».
Il leur est, notamment, reproché des malversations lors de leur passage à la tête de cet Institution, et une faille dans l’accord conclu entre « Cactus Prod » et l’ETT concernant les plages publicitaires.
Dans le cadre d’une conférence de presse accordée hier, l’avocat de Mohamed Fehri Chelbi, Me Ghodhbani, a estimé que l’émission des mandats de dépôt à l’encontre des anciens PDG de l’ETT dénote, selon lui, d’une volonté de manipuler l’opinion publique et de lui faire accepter l’affaire.
Et pour cause, son client qui a présenté sa démission, à cinq reprises, lorsqu’il était à la tête de l’ETT ne pouvait rien faire quand les ordres venaient d’en haut !
Une campagne de soutien a été lancée, lundi 22 avril, à Tunis, en faveur de l’ancien Président- directeur général de l’Etablissement de la Télévision tunisienne (ETT).
Cette campagne est destinée à soutenir ce professeur, dont l’intégrité est reconnue par tout le monde, et à faire la lumière sur les aspects juridiques de ce procès. Dans ce même cadre, et lors de la conférence de presse d’hier, une pétition a été lancée dans le but de faire pression sur les autorités compétentes pour qu’elle se saisisse de l’affaire au plus vite.
Passant en revue les vices de forme et de procédure émaillant cette affaire, Me Hassan Ghodhbani a fait, notamment remarquer que le refus d’appliquer l’arrêt de la Cour de cassation qui stipule la libération de Sami Fehri est « une première dans l’histoire de la justice tunisienne ».
Une marche de soutien sera organisée demain, mercredi 24 avril pour réclamer la libération de l’ancien professeur à l’IPSI et ancien Président- directeur général, Mohamed Fehri Chelbi.
Dans ce cadre, il est à noter que cet universitaire, représente le profil type d’un homme intègre et juste, se basant sur les témoignages de tous ceux qui l’ont connu et côtoyé.
Mais il semblerait que la justice tunisienne aurait ses raisons que la raison ne connaît pas !
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