
Depuis presque une semaine, les agents des recettes des finances observent une grève quasi générale sur tout le territoire tunisien.
Cette situation, en plus du fait qu’elle handicape les citoyens dans leur entreprise au quotidien, bloque l’Etat en le privant de sa première source de financement.
Mais le comble c’est que cette situation va durer encore et que l’Etat Tunisien est désormais otage de ces protestataires qui se considèrent associés avec lui et qui revendiquent leurs droits de partager avec lui les recettes!
Comme en témoignent les revendications d’un certain Lotfi Troudi, receveur dans une recette des finances, qui s’est exprimé, au micro de Wassim Ben Laârbi, sur les ondes de la radio Express FM. Le protestataire a confirmé que tous les agents jouissent certes d’un salaire et de primes sauf que ceci n’est pas suffisant. Ces derniers protestent justement pour deux revendications, à savoir l’élaboration d’une loi fondamentale concernant les agents évoluant dans le secteur ainsi que des primes spéciales.
Dans ce sens, Mr Troudi a fait savoir que cette prime spéciale doit représenter 20% des recettes réalisées par les contrôleurs dans l’exercice de leurs fonctions.
Stupéfait par la surprenante revendication, Wassim Ben Laârbi a informé son interlocuteur que cette demande peut être interprétée comme si les agents des finances voulaient devenir associés avec l’Etat.
Surprise encore, puisque Mr Troudi a précisé que : « C’est l’Etat qui est actionnaire avec nous » puisque ce sont eux, selon lui, qui font la collecte de tous ces fonds et qu’aucune recette ne peut revenir à l’Etat sans eux…
Cet état d’esprit et ce genre de revendications démontrent à quel point les requêtes syndicales sont devenues illogiques et parfois même « dictatoriales ».
Sincèrement, oser demander à partager avec l’Etat, même si c’est du 80% -20 % est un signe très fort d’effritement de l’autorité l’Etat. Il est grand temps que ce genre de mascarade s’arrête, sinon nous regretterons tous cette liberté mal interprétée qui risque de conduire le pays au chaos et à la faillite.
S.M.
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