Dans un communiqué, M. Ban a fait part de sa « reconnaissance envers tous ceux qui ont contribué à (cette) libération en toute sécurité » et a appelé tous les Syriens à respecter « la liberté de circulation » du personnel des Nations unies.
« Ils sont arrivés en Jordanie, ils sont maintenant sur le sol jordanien », a déclaré peu auparavant à l’AFP le porte-parole du gouvernement jordanien, Samih Maaytah.
L’ambassadeur des Philippines à Amman, Olivia V. Palala, a confirmé cette information. « Je me rends à la frontière pour les rencontrer », a-t-elle déclaré. « Nous les avons contactés, et ils vont tous bien, sains et saufs », a-t-elle ajouté.
A Manille, le colonel Arnulfo Burgos, porte-parole de l’armée philippine, a précisé que les Casques bleus se trouvaient au quartier général des gardes-frontières jordaniens et qu’aucune décision n’avait encore été prise quant à leur destination après la Jordanie.
Vendredi, une première tentative de sortir les observateurs de Jamla où ils étaient retenus avait échoué, un bombardement de l’armée syrienne sur un secteur proche ayant contraint le convoi de l’ONU à rebrousser chemin.
Mais le régime a ensuite donné son accord pour une trêve en vue d’une évacuation de ces observateurs de la Force de l’observation du désengagement sur le Golan (FNUOD), chargée depuis 1974 de faire respecter un cessez-le-feu entre Israël et la Syrie. Le Golan est occupé en grande partie par Israël.
Les rebelles de « la Brigade des martyrs de Yarmouk » avaient revendiqué mercredi l’enlèvement des observateurs et réclamé un retrait de l’armée syrienne de la région, avant de se contenter de demander un arrêt des bombardements pour que les Casques bleus puissent quitter le pays en sécurité.
Il s’agissait du premier enlèvement de ce genre depuis le début du conflit en Syrie il y a près de deux ans.
Dans des courriers à l’ONU, le ministère syrien de Affaires étrangères a mis en garde contre des « attaques de groupes terroristes contre les forces de l’ONU et contre les habitants » sur le Golan, et dénoncé ces agissements qui « déstabilisent la région », selon l’agence officielle Sana.
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