L’affaire de l’étudiante Sirine Bouramech, décédé dimanche 14 mai 2017 à Tunis, parce qu’elle n’a pas été prise en charge convenablement d’abord dans un hôpital puis dans une clinique privée, a choqué les Tunisiens.
Les réactions ont été très nombreuses dans ce sens et de nombreuses personnes n’ont pas compris comment l’hôpital public dans lequel se trouvait la défunte n’a pas pu lui assurer la prise en charge et les soins nécessaires en urgence, alors que son cas était très grave.
Ce qui a été à l’origine du scandale qui a éclaté par la suite puisque la clinique contactée parait-il par le médecin de l’hôpital pour la recevoir en urgence a exigé la somme de 5 mille dinars ou un chèque de garantie avant son transfert et son admission en réanimation.
Ce qui n’a malheureusement pas pu se faire puisque la famille de la victime réside à Sfax.
Entre-temps la suite vous la connaissez tous puisque la pauvre Sirine nous a quitté à jamais suite à cette chute de tension artérielle.
Sirine est surtout victime des dysfonctionnements d’un système injuste car bien qu’il soit totalement interdit à tout établissement hospitalier de refuser de soigner un malade en danger qui se présente chez lui, certains responsables de cliniques continuent malheureusement à le faire, exigeant des garanties de paiement à l’avance sans se soucier du fait qu’il s’agit d’un crime de non-assistance à personne en danger. Alors que cette non-assistance à personne en danger engage même la responsabilité pénale de toute personne qui n’interviendrait pas face à une personne courant un quelconque risque.
A.G
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