
Une délégation de l’Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques, a effectué une visite à la prison de Mornaguia la semaine écoulée, dans le but de rendre visite aux prisonniers politiques et plus précisément ceux qui occupaient des postes à responsabilité à l’époque révolu de Zine El Abidine Ben Ali.
La délégation comprenait Khaled Krichi, secrétaire général de l’association en question, Rachid Najjar, trésorier et Dhiaeddine Mourou, vice-président.
Plusieurs anciens ministres et cadres de l’ancien régime ont été rencontrés dans le cadre de cette visite à l’instar de Ridha Grira, Abdelaziz Ben Dhiaa, Abdelwahab Abdallah, Abdallah Kallel, Sliman Wrak, Mahmoud Bellalouna, Mustapha Khameri, Moncef Gouja et Mohamed Ghariani.
Tous ont été unanimes sur les circonstances de leurs arrestations respectives et de leurs incarcérations.
Les anciens ministres du dictateur déchu, ont affirmé aux membres de l’association que des zones d’ombres existent dans les circonstances de leurs arrestations et ce fut le cas, surtout à l’époque où Beji Caîed Essebsi était Premier ministre par intérim.
Les prisonniers ont affirmé que le leader de Nidaa Tounes, a ordonné de les arrêter pour des fins de vengeances purement politiques.
Ils ont ajouté que plus de 230 ministres, cadres et collaborateurs ont travaillé avec Ben Ali et qu’il en existe plusieurs qui sont impliqués dans différentes affaires et qui devaient être arrêtés mais Essebsi a choisi de les sélectionner juste pour se venger.
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