
Après le 14 janvier 2011, l’Organisation Tunisienne de l’Education et de la Famille (OTEF) aurait à redéfinir ses missions plus ou moins sujettes à
polémiques, pour continuer à exister, redorer son blason, et être financée dans des limites raisonnables, pour continuer ses activités, par les cours particuliers organisées comme à l’accoutumée par les établissements scolaires.
Une opportunité à saisir par les établissements scolaires, dont le budget de fonctionnement alloué par le Ministère de l’Education, est insuffisant, et qui organisent des cours de rattrapages pour les élèves qui se déroulent au sein même des établissements moyennant de s’acquitter d’un montant mensuel de l’ordre de 15 à 20 TND selon la discipline enseignée.
Auparavant, 20% des recettes sont repartis entre l’OTEF et les administrateurs de l’école : directeur, censeur, surveillant, économe, l’enseignant garde 80%, somme dérisoire en comparaison avec ce que ce même enseignant empocherait pour le même effort à domicile ! Mais, Dieu merci, nous comptons encore des éducateurs qui se soucient encore de l’intérêt de l’élève et du père de famille, et j’en connais beaucoup.
Ces cours de rattrapage, organisés dans toute légalité, sont d’une grande utilité pour l’élève qui bénéficie de 2 heures par semaine contre une somme dérisoire comparée à ce qu’il devrait payer, mensuellement, pour des cours particuliers à domicile (Domicile de l’enseignant) qui varient de 70 à 200 TND par mois en fonction de la matière enseignée, du niveau et de la région.
Bref, je propose à l’Etat et au législateur de légiférer sur la création de TPE (Très Petites Entreprises) regroupant au moins deux personnes, chômeurs diplômés de l’enseignement supérieur, pour fournir ce service dans un cadre de transparence fiscale et de légalité.
Ces TPE, qui pourraient se développer en PME et dans tout le territoire national, dispensant des « Cours particuliers » n’ont rien à voir avec les écoles privées soumises à une autorisation spéciale du Ministère de l’Education, mais elles seraient plutôt soumises à un simple CAHIER DES CHARGES à rédiger de concert par les services compétents du Ministère de l’Education et du Ministère des Finances.
L’investissement initial est modique : une salle équipée d’un tableau, et de tables et de chaises, bref une petite salle de classe, c’est tout.
Les avantages d’un tel projet seraient de taille, à savoir :
1. Réduction du chômage des diplômés du supérieur, qui ont échoué au tant convoité « CAPES », par la création de milliers d’emplois avec une autonomie de gestion.
2. Recettes additionnelles pour l’Etat, puisque ces TPE seraient soumises aux impôts sur les bénéfices. Un moratoire d’une année voire plus pourrait leur être accordé.
3. Réduction des coûts des cours particuliers à domicile suite à un courant de concurrence, bénéfique pour les familles et le citoyen tunisien.
4. Maintenir les cours de soutien organisés dans les établissements scolaires, générateurs de recettes additionnelles pour renflouer les caisses des-dits établissements, et dont la gestion serait suivie par le « conseil de l’établissement ». Ces établissements auraient les moyens d’autofinancer des travaux de rénovation et de restauration, financer les activités de la vie scolaire et acquérir du matériel pédagogique, dans la condition que la quotepart de l’OTEF soit réduite à disons 5%, le reliquat, 5%, est versé dans la caisse dudit établissement.
5. Réduire considérablement les cours particuliers à domicile qui cannibalisent le budget de la famille et qui sont, de surcroit, interdits par la législation et sujets de tant de contestations de la part des parents d’élèves, par ailleurs très légitimes.
6. Soulager, le budget de l’Etat.
7. Préparation des élèves aux concours nationaux, baccalauréat, concours d’entée aux collèges et lycées pilotes : Contribution directe à l’augmentation du rendement interne du système scolaire national.
C’est au législateur de réguler ce secteur informel, non soumis aux impôts, et générateur de Millions de TND par an. Mais, j’espère que les syndicats des enseignants ne rouspéteraient pas, de toutes façons ces pratiques (cours à domicile) ont étés toujours condamnées et par le Ministère de l’Education et le citoyen tunisien et maints enseignants ont étés sanctionnés pour en avoir abusé et utilisé, parfois, comme moyen de pression sur les élèves et le bon père de famille.
Par Dr Farouk Ben Ammar
Discussion about this post