
Intronisé Président du gouvernement à la faveur d’un dialogue national à suspens, Mehdi Jomâa intrigue les politiciens les plus avertis et enchante les Tunisiens les plus ordinaires.
Débarqué de France pour occuper le poste de ministre de l’Industrie dans le gouvernement Laârayedh, il présentait le double avantage de la compétence technique et de l’impartialité politique.
Auréolé d’une riche et longue carrière chez le mastodonte Total, il est l’inconnu outsider d’un bataillon de candidats à la primature et sa nomination surprise reste une énigme dans ce puzzle ou se mêlent business-politique et jeu d’influence.
Fort d’un réseautage local et international, cet ingénieur en pétrochimie, travailleur et discret, doit semble t-il son ascension à un lobbying qui a tissé sa Toile pour en faire une icône et un homme providentiel.
Selon certains sources ses initiateurs à la vie politique sont connus pour leur proximité non seulement avec le monde de la politique mais aussi avec le monde de l’argent et des médias et aussitôt nommé, il s’est entouré de sa clique de pouvoir pour contrôler son image, réussir son casting ministériel et faire son tour de charme à un peuple à la dérive.
Ses hommes de l’ombre contrôlent, selon certaines indiscrétions, tout et ne laissent rien au hasard. Ses déplacements, ses déclarations, ses nominations, ses rencontres et son image sont l’œuvre de ces artificiers des combinaisons politiques et des marchés juteux. Ils lui ont garanti la légitimité morale pour gouverner, l’assurance des milieux des affaires pour relancer une économie en berne et l’indispensable réconciliation avec les syndicalistes et même semble t-il les caciques de l’ancien régime pour une paix sociale.
C’est que ces hommes de l’ombre dégagent un magnétisme irrésistible et ne laissent personne indifférent.
….Influents dans les nominations, indispensables dans la saisine des rouages du grand business et incontournables dans la fabrication d’image, ils sont semble t-il les artisans du miracle tunisien et ses portions magiques : l’émotionnel, le social, l’image, la politique et le business.
Jalel JEDDI
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