Je suis arrivé à l’avenue Habib Bourguiba, vers 14h15.
Venant de la banlieue sud, j’ai noté la présence de quelques mini-bus touristiques qui ont ramenés les manifestatnts soigneusement cachés à l’abri des caméras indiscrètes, sous le pont de l’avenue de la république.
Devant le théâtre municipal, à mon arrivé un peu plus que 1000 personnes étaient présent portant divers drapeaux (Tunisie, Egypte, Ennahdha…) et banderoles, massées pour écouter les orateurs.
Je tombe pile sur Sahbi Attig, dont les propos me font penser aux vieux disques rouillés des années 60, qui se bloquaient et se mettaient à répéter les même phrases.
Le Président du bloc d’Ennahdha à l’ANC ne parlait pas beaucoup de Morsi et de l’Egypte, il parlait surtout de la Tunisie, de la légitimité (Charyia), du peuple qui a élu Ennahdha, de l’ANC légitime, du gouvernement légitime, de « Tahssine Athaoura », se montrant par moments menaçant, ce qui trahissait sa peur!
Comme de coutume, les présents lançaient de temps à autre des « Allahou Akbar »!
Les autres intervenants ont parlé le même langage et ont mis en garde ceux qui veulent reproduire le scénario égyptien en Tunisie.
En résumé: Malgré les alibis de la canicule et du jeûne qui ont empêchés les sympathisants Nahdaouis de venir nombreux et bien le nombre des présent a certainement évolué vers 16h, cette manifestation du parti islamiste se solde encore une fois par un fiasco, en dépit des moyens mis à disposition pour amener les manifestants.
Ennahdha ne se soucie pas tellement de Morsi, mais ses dirigeants se font beaucoup de soucis pour eux même, car ils sentent que le souffle de la seconde révolution égyptienne peut les faire déguerpir à tout moment!
Moez Ben Salem
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