« Critique », c’est ainsi que l’Union Populaire Républicaine (UPR) a qualifié la situation des entreprises tunisiennes, dans un communiqué rendu public jeudi 13 octobre 2016. « Les PME subissent depuis des décennies le choc frontal d’une concurrence féroce qui leur est imposée du fait de l’ouverture démesurée du marché local aux biens de consommation importés », peut-on lire dans le communiqué.
L’URP estime que l’intensification de l’importation légale ou illégale et l’établissement des franchises n’ont fait qu’étrangler ces PME qui peinent à préserver les emplois existants. « Que dire de la création de nouveaux postes pour répondre aux cohortes de chômeurs », s’est interrogée l’Union.
L’organisation a exprimé ses regrets en ce qui concerne l’UTICA. Elle considère que l’organiastion patronale ne cherche plus à préserver les intérêts de l’industrie nationale, ajoutant que certains de ses dirigeants de premier rang œuvrent ouvertement à inonder le marché de biens de consommation importés.
Dans ce contexte, l’UPR a renouvelé son appel à protéger les entreprises nationales par un protectionnisme qu’elle qualifie de « ciblé » et « intelligent ». L’objectif est de leur permettre de se réapproprier le marché local qui est leur espace vital. « C’est la seule condition pour répondre à la demande des sans emplois, de booster l’investissement local, d’assurer une croissance élevée et soutenue, d’améliorer les recettes de l’Etat pour faire face aux dépenses sociales et d’assurer l’équilibre des caisses sociales », a encore déclaré l’URP.
Et d’ajouter : « l’économie ne peut prospérer qu’avec des PME florissantes qui garantissent la souveraineté nationale loin des diktats étrangers qui se sentent autorisés du fait de la morosité de notre situation économique ».
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