Je ne vous apprends rien en disant qu’une frange de tunisiens (c’est également le cas pour nos amis Maghrébins) rêve de partir à l’étranger et plus précisément en Italie.
Ce fléau est tellement important que le Syndicat autonome de la police pénitentiaire (SAPE), vient de dénoncer la présence élevée de détenus étrangers dans les prisons italiennes.
Les faits sont incontestables en Italie il y a près de 55 000 détenus parmi lesquels plus de 20.000 étrangers. 65 % d’entre eux sont mis en examens et seuls 35 % sont condamnés.
Pire encore, selon une récente étude, la proportion augmente si l’on prend les toutes dernières statistiques d’incarcérations et dans ce cas les italiens se retrouvent avec un pourcentage de détenus étrangers s’élèvant à 48 % en 2007.
Au vu de ces chiffres, Donato Capece, secrétaire général du SAPE déplore le nombre ridicule d’expulsions pour les étrangers condamnés (moins d’un millier par an) et a lancé un appel au chef du gouvernement Italiens afin de faire en sorte que la peine soit effectuée dans le pays d’origine.
Pour le SAPE, une telle mesure permettrait également de réaliser de substantielles économies puisque un détenu coûte à l’Etat italien 250 euros par jour.
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