Donald Trump et les autorités iraniennes ont signé l’accord de paix à distance, mercredi 18 juin, dans la soirée. Il prévoit notamment l’arrêt des opérations militaires, la fin du blocage du détroit d’Ormuz et la levée des sanctions américaines contre l’Iran.*
Le protocole d’accord de paix au Moyen-Orient a finalement été signé dans la soirée du mercredi 18 juin. L’Iran et les États-Unis ont apposé leur signature à distance sur cet accord, annoncé lundi, pour mettre fin au conflit déclenché le 28 février par les États-Unis. « Je viens de le signer », a déclaré Donald Trump à la presse en quittant le château de Versailles, où il était reçu par Emmanuel et Brigitte Macron. « Et ce n’était pas facile, je peux vous le dire », a-t-il ajouté. Un responsable de la Maison Blanche a par la suite publié une vidéo sur X où l’on voit le président américain signer l’accord aux côtés du chef d’État français, le pouce levé et sourire aux lèvres.
« Cet accord acte l’échec des États-Unis » face à l’Iran, a déclaré dans la foulée Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et négociateur en chef de l’Iran. La presse officielle iranienne se rengorge et écrit : « Les États-Unis ont été contraints à un accord qui acte la victoire de la République islamique sur le champ de bataille. » De fait, si l’on parcourt ces 14 points, force est de constater que la partie iranienne a négocié au plus près de ses intérêts immédiats.
Quelques heures plus tôt, les autorités américaines avaient dévoilé le contenu du texte qui avait déjà fuité dans la presse. En tout, 14 points pour mettre un terme à la guerre et empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, raison pour laquelle les États-Unis sont entrés en guerre fin février. Téhéran réaffirme ne pas chercher à se procurer l’arme nucléaire et s’engage à diluer ses stocks d’uranium enrichi sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique.
Fin immédiate des opérations militaires
La fin immédiate des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, est prévue. Le texte évoque les États-Unis et l’Iran ainsi que leurs alliés dans le conflit, ce qui comprend donc Israël, un point jugé non négociable par Téhéran.
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