
Damien Rossignon, 40 ans, PDG de l’unité de câblage pour la fabrication électronique Altrics à Soliman, a témoigné qu’une opération de « propagande contre la Tunisie » met à mal la réputation de ce pays ouvert et tolérant et que les Tunisiens tiennent à conserver. En Tunisie, comme à l’étranger, beaucoup sont franchement agacés par la diffusion dans Envoyé Spécial, du reportage sur « la menace salafiste ».
« Entre la vie au quotidien en Tunisie et l’idée que nous nous en faisons aujourd’hui en France, il y a un monde. Nous pourrions comparer cela à la différence entre la vie au jour le jour chez nous en province et ce qu’en disent les médias parisiens. Bien sûr, la province connaît des exactions (meurtres, vols, agressions…) », déclare-t-il.
Il assure en outre que le vécu en Tunisie n’est pas aujourd’hui le concentré de provocations et d’agressions que les médias relayent dans l’Hexagone ; au contraire, ce vécu est ponctué par le travail et ses règles. Et pour preuve de cette stabilité, depuis 1994, année de l’installation d’Altrics en Tunisie, aucun mouvement social n’est venu perturber la progression du groupe, même pendant la révolution de 2011. Il faut dire que la société a toujours respecté le Code du travail comme les salariés.
Les investissements directs étrangers (IDE), passent pour être l’une des plus importantes, sinon la principale, clé du développement économique dans les pays méditerranéens. Favoriser les IDE aura été ainsi l’une des plus constantes et prioritaires des tâches de notre gouvernement.
Nous ne pouvons donc pas parler simplement « d’IDE »; il faut s’y préparer. La Tunisie doit offrir un bon exemple si elle veut se retrouver dans la liste des pays de la Rive-Sud de la Méditerranée les plus importants et être un mythe pour les IDE, qui représente les pourvoyeurs d’emplois et un tremplin pour notre économie.
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