Les ministres des Affaires étrangères de Tunisie, d’Algérie et d’Égypte ont réaffirmé leur soutien à un processus politique inclusif, sous conduite libyenne, visant à mettre fin à la crise en Libye, à travers l’organisation d’élections présidentielle et législatives simultanées, libres et transparentes, le retrait des forces étrangères et des mercenaires ainsi que l’unification des institutions du pays.
Ces engagements figurent dans la déclaration conjointe publiée à l’issue de la réunion du mécanisme de concertation tripartite, tenue dimanche à Alger.
Dans cette déclaration, les trois ministres ont souligné le rôle central des pays voisins, en coordination avec l’Organisation des Nations unies (ONU), dans le soutien au processus politique libyen et aux initiatives visant à parvenir à un règlement global et durable de la crise.
Ils ont exprimé leur plein soutien aux efforts de l’ONU et aux démarches internationales destinées à faciliter l’organisation d’élections sur la base d’un cadre constitutionnel et juridique consensuel, permettant de mettre fin aux périodes de transition successives et de rétablir des institutions légitimes, unifiées et stables.
Les ministres ont également insisté sur la nécessité de renforcer la coordination des efforts régionaux et internationaux, en appui à un processus politique inclusif facilité par la Mission d’appui des Nations unies en Libye, tout en garantissant l’appropriation libyenne du règlement de la crise.
À cet égard, ils ont examiné les efforts déployés par la Mission onusienne pour mettre en œuvre les différentes composantes de la feuille de route politique annoncée le 21 août 2025, ainsi que les résultats du comité de dialogue restreint « 4+4 » et l’accord-cadre signé le 30 août 2026.
Réaffirmant leur rejet catégorique de toute ingérence étrangère dans les affaires libyennes, les trois pays ont appelé au retrait des mercenaires, des combattants étrangers et des forces étrangères de l’ensemble du territoire libyen. Ils ont également souligné l’importance de préserver les acquis de l’accord de cessez-le-feu et d’accélérer l’unification des institutions civiles, militaires et sécuritaires.
La déclaration conjointe met par ailleurs l’accent sur la nécessité de parvenir à une réconciliation nationale entre les différentes composantes du peuple libyen. Les ministres ont réitéré, dans ce cadre, le soutien de leurs pays aux efforts des autorités libyennes compétentes et de l’Union africaine, sous l’égide de l’ONU.
Sur le plan économique et financier, ils ont insisté sur la nécessité de préserver les ressources nationales libyennes et de les consacrer au développement et à la prospérité du pays. Ils ont également appelé à protéger les avoirs financiers libyens gelés à l’étranger, à en préserver la valeur et à garantir leur gestion appropriée par les institutions financières internationales concernées, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.
Ils ont, en outre, invité les parties libyennes à prendre des mesures supplémentaires pour mettre en œuvre le cadre des dépenses unifiées pour 2026, annoncé le 11 avril de la même année.
Les trois ministres sont convenus de poursuivre la concertation et la coordination au sein des instances régionales et internationales afin de contribuer au règlement de la crise libyenne, dans le respect des principes du droit international.
Cette réunion s’inscrit dans le prolongement des travaux du mécanisme tripartite des pays voisins, dont la précédente rencontre consacrée à la crise libyenne s’est tenue au Caire le 21 mai 2026. La prochaine réunion du mécanisme se tiendra en Tunisie, à une date qui sera fixée ultérieurement.

