L’Arabie saoudite n’a pas tardé pour entamer ses premières exécutions de l’année 2016. Ce royaume vient en effet d’annoncer ce samedi matin l’exécution de 47 personnes condamnées pour « terrorisme », dont le haut dignitaire chiite Nimr Baqer al-Nimr, figure de la contestation contre le régime. Le cheikh Nimr al-Nimr, 56 ans, était l’une des principales personnalités du mouvement de contestation contre la dynastie sunnite des Al-Saoud. Il avait été condamné à mort en octobre 2014 pour « sédition », « désobéissance au souverain » et « port d’armes » par un tribunal de Ryad spécialisé dans les affaires de terrorisme.Une exécution condamnée par l’Iran et le Conseil suprême islamique chiite du Liban.
« Je ne doute pas que ce sang pur tachera la Maison (de la famille) Saoud et qu’ils seront balayés des pages de l’histoire » a réagi l’ayatollah Khatami, membre de l’assemblée des experts, cité par l’agence iranienne Mehr. « Le crime de l’exécution du cheikh Nimr fait partie du fonctionnement criminel de cette famille traîtresse. Le monde islamique va exprimer son indignation et dénoncer ce régime infâme autant que possible. »
« Le gouvernement saoudien soutient d’un côté les mouvements terroristes et extrémistes et dans le même temps utilise le langage de la répression et la peine de mort contre ses opposants intérieurs (…) il paiera un prix élevé pour ces politiques » a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hossein Jaber Ansari.
« L’exécution du cheikh Nimr est la mise à mort de la raison, de la modération et du dialogue », a déclaré le cheikh Abdel Amir Kabalan, vice-président du Conseil suprême islamique chiite du Liban.
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