
Le ministre des Droits de l’homme et de la Justice transitionnelle Samir Dilou a réagi mardi sur la Tap, à la polémique suscitée par le « Livre noir ». Cette polémique prouve, selon Dilou, que le recours de chaque institution à sa propre justice transitionnelle est contre l’intérêt du pays.
Et le ministre de regretter: « Le « livre noir » édité par la présidence de la République sous le titre « Le système de propagande sous Ben Ali », comporte des données sur le système de corruption et de censure ainsi que sur les noms des personnes qui auraient collaboré avec l’ancien régime afin de blanchir son image à l’étranger, parmi des journalistes, des avocats et des artistes. »
Pour le ministre, le livre vient brouiller la justice transitionnelle et perturber la quête de la vérité.
En cette phase de transition, les structures de l’Etat sont appelées à préserver les archives, non à les utiliser en dehors des cadres juridiques, ouvrant la voie aux accusations d’instrumentalisation politique et partisane, a-t-il dit.
Quant à Abdessatar Ben Moussa, président de la Ligue tunisienne pour les droits de l’homme, il a exprimé la crainte de voir l’ouvrage être à l’origine d’une vague d’assassinats visant les personnes citées.
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