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L’ONU salue la libération de 500 détenus éthiopien dont des figures de l’opposition

19 janvier 2018
in International
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Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU a salué la décision prise par l’Ethiopie, de libérer 115 détenus dont plusieurs personnalités politiques de premier plan. La presse a ainsi fait état de la libération du président du Congrès fédéraliste oromo (OFC), Merera Gudina, en détention depuis 2016. Mais selon les services du Haut-Commissaire, les autorités d’Addis Abeba ont indiqué que les charges retenues à l’encontre de 400 autres détenus au niveau régional, qui étaient dans l’attente d’un procès, seront abandonnées.

Le Bureau des droits de l’homme de l’ONU qualifie « de développements positifs », la libération de 500 prisonniers éthiopiens en attente de procès. Des prisonniers pour la plupart étaient accusés de violences ethniques à la frontière entre les régions Oromo et Somali, au sud-est du pays.

Après ces remises en liberté, l’ONU plaide désormais pour la libération des personnes détenues pour avoir juste exprimé leurs opinions politiques ou exercé leur droit à la liberté d’expression.

D’autant que le procureur général a indiqué que les détenus admissibles à la libération excluent les personnes soupçonnées de meurtre et celles qui ont tenté de renverser par la force l’ordre constitutionnel.

Si l’ONU rappelle « la gravité de certaines de ces infractions qui ont pu être commises », elle exhorte toutefois le gouvernement à veiller à ce que ces conditions ne soient ni interprétées ni appliquées de manière trop large, ce qui entraînerait la détention injustifiée des personnes ». Une façon pour les Nations Unies de souligner que la détention préventive devrait être l’exception et non la règle.

Concernant les examens sur des cas récents de violence et de meurtres, les services du Haut-Commissaire Zeid plaident pour « des enquêtes rapides, indépendantes, impartiales et transparente » en Ethiopie.

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