L’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) a annoncé que la décision de suspension de ses activités, émise le 14 mai 2026, a été officiellement levée suite à des échanges avec l’autorité de tutelle. L’organisation considère cette levée une victoire pour le droit des instances indépendantes à agir, s’exprimer et s’organiser.
Tout en prenant acte de ce développement, l’OTJM exprime sa sincère gratitude à tous les jeunes médecins, organisations de la société civile, organisations nationales, médias, acteurs des droits humains et à toutes les voix libres qui ont manifesté leur solidarité et se sont tenues à ses côtés face à cette décision arbitraire et injuste.
L’organisation affirme également que cette large manifestation de solidarité a constitué un soutien moral et politique essentiel, témoignant d’une prise de conscience collective de la juste cause qu’elle défend : la défense du droit des citoyens tunisiens à un système de santé publique équitable qui préserve leur dignité et garantit leur droit aux soins.
Dans ce contexte, l’Organisation tunisienne des jeunes médecins réaffirme son engagement indéfectible à poursuivre la lutte responsable pour la défense des hôpitaux publics et des droits et de la dignité des professionnels de santé. Elle rejette catégoriquement toute tentative de dénaturer ou de remettre en cause son intégrité ou la légitimité de ses activités syndicales et nationales, soulignant que de telles tentatives ne la dissuaderont pas de remplir sa mission historique sous la devise « Médecins au service du peuple et de la patrie ».
Enfin, l’organisation annonce qu’elle tiendra une conférence de presse le vendredi 22 mai 2026 à 11h00 au siège du Syndicat national des journalistes tunisiens au cours de laquelle elle présentera les détails de la suspension de ses activités, de son financement et les données y afférentes, ainsi que les résultats de l’étude de terrain concernant le phénomène des agressions au sein des établissements de santé publique. L’objectif est de réaffirmer la nécessité de protéger le personnel médical et paramédical et d’ouvrir un débat sérieux et responsable sur la réalité du système de santé publique et les moyens de le réformer.

