Le président brésilien de gauche Luiz Inacio Lula da Silva a été réélu dimanche, obtenant à presque 81 ans un quatrième mandat inédit à la tête du plus grand pays d’Amérique latine.
Le Brésil n’a finalement pas viré à droite comme l’Argentine, le Chili ou encore la Colombie, tous soutenus par le président américain Donald Trump. Il reste l’un des rares bastions progressistes en Amérique latine.
Il avait été devancé au premier tour par le fils de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022).
« Je suis très émue. C’est une victoire historique pour le président Lula. Le peuple s’est mobilisé, s’est uni », dit à l’AFP Mariana Andrade, avocate de 33 ans, qui a suivi le dépouillement sur un écran géant dans le centre-ville de Rio de Janeiro.
Lors de ce quatrième mandat, la marge de manoeuvre du chef de l’Etat s’annonce cependant limitée après le raz-de-marée conservateur aux législatives il y a trois semaines.
La campagne a montré combien le pays reste divisé et une controverse a même perturbé la journée électorale.
Sur décision d’un juge de la Cour suprême, le vote a été prolongé de deux heures, après un recours de l’équipe de campagne de Lula.

