
Durant des décennies, que ce soit sous le règne de Ben Ali ou même de Bourguiba, les diplomates tunisiens ont été généralement privés du droit qui leur revient d’être nommés à la tête des représentations diplomatiques et consulaires.
Généralement, toutes les affectations à l’étranger au sein du Ministère des Affaire Etrangères se faisaient loin de toute transparence et le régime réservait les postes d’ambassadeurs, de consuls ou même des fonctionnaires de nos ambassades à l’étranger aux ministres de l’ancien régime, responsables du parti dissous et tous ceux qui avaient rendu de « précieux services » à leurs patrons.
Ainsi, la grande majorité des affectés à l’étranger n’étaient pas des diplomates de carrière. Et ce, sans que personne n’osât lever le petit doigt pour revendiquer quoi que ce soit.
Cependant, il faut admettre que cette tendance a été renversée depuis la révolution puisque plus de 90 % des affectés à l’étranger sont désormais des diplomates.
Mais cela ne semble pas suffire, l’Association des Diplomates Tunisiens ou encore le syndicat de base des agents du ministère des Affaires étrangères vient d’appeler, à la révision des «nominations politiques» dans les ambassades de Tunisie à Riyad, Tripoli, Genève et Paris, ainsi que dans le consulat général de Tunisie à Paris.
Néanmoins, certains estiment que ces revendications sont de trop et certains postes-clés se doivent d’être politisés. Le débat fait en tout cas rage et les prochains jours apporteront certainement du nouveau à ce sujet.